Jaquette du jeu

Tony Hawk's American Wasteland
Gamecube
Sortie Europe : 28 Octobre 2005
Sortie US : 28 Octobre 2005
Sortie Japon : Non disponible

Classification PEGI :
A partir de 16 ans Violence
Développeur : Neversoft Entertainment
Editeur : Activision

Testé par : Xerto

Tony Hawk, figure emblématique du skate, revient une nouvelle fois envahir les consoles. Mais le jeu en vaut-il le kickflip ?

Pour American Wasteland, Tony et sa clique effectuent un retour aux sources. Les skateurs se retrouvent donc à Los Angeles. Vous pourrez ainsi vous ballader dans Beverly Hills, grinder sur le skate-shop de Santa Monica, ou encore, épatez vos potes dans le park Vans. Mais pour profiter de tout ça, il va falloir débloquer tous ces mondes. Ainsi, vous débutez jeune skateur, pas très expérimenté. A peine arrivé, deux skateurs vous accueillent à grands coups de poings... et vous piquent tout, sauf votre skate. Une jeune fille du nom de Mindy vient vous aider, et vous apprends quelques tricks. Peu à peu, vous retrouvez le $!%* qui vous a piqué vos fringues. S'en suivent des missions qui vous apprendrons à manier votre skate, ou même votre BMX. Car la nouveauté se trouve là : le BMX fait son apparition. Certes, il n'est pas un élément important du jeu, mais il apporte un souffle de fraîcheur à une série qui commençait à tourner en rond. Ainsi, une dizaine d'endroits avoisinants L.A sont accessibles, et le tout sans temps de chargement. Les liaisons entre ces mondes se font par des passages étroits et pauvres, pour faciliter le chargement du quartier suivant, mais de légers ralentissements se font parfois sentir. Mais pour ceux qui détesteraient la Californie, d'autres lieux sont disponibles, comme Kyoto, Chigago, Mineapolis, etc... Ils sont déblocables via le mode Classique, qui représente plusieurs défis à remplir dans un monde, comme décrocher les chaussures accrochées sur les fils électriques de Santa Cruz.

Hollywood
Hollywood

Vous évoluez dans des décors plutôt bien réalisés, ils sont assez fins et riches. Les personnages ont des mouvements fluides, des mimiques sympas, et d'une réalité déconcertante. Bref, Activision et Neversoft n'ont rien perdu de leur prestige. D'ailleurs, le créateur de personnage est très sympa, et les multiples options, allant du béret au tatouage sur le bras droit, en passant par le déguisement d'alien et les T-shirts multicolores, proposent un choix large. De même, on peut comme à l'habitude créer son skatepark, à l'aide de différents éléments. Même si le résultat n'est pas toujours exceptionnel, ce créateur de skatepark reste une option très sympa, idéale pour les rencontres entre copains. Seul bémol pour le placement des gaps, pas toujours très évidents.

Tournons nous maintenant du coté de la bande-son. Cette dernière est signée par de grands artistes de la scéne rock et punk. Ainsi, vous pourrez entendre Holiday de Green Day alors que vous effectuerez un pop-shove it, ou encore Ever fall in love de l'OST de Schrek. Toutes ces mélodies collent on ne peut mieux à l'ambiance un tantinet badboy du titre.

Un Grind
Griiind !!!

En effet, le skateur que vous incarnez est un peu rebel. Il peut ainsi tagger les rues de sa ville, défoncer les murs ou les vitres à grands coups de planche, ou encore se faire tracter par des voitures. Mais sous ses dessous de caïd, le jeu apporte différents messages, autant explicite (je cite : "La drogue c'est mal, voyez.") qu'implicite : le jeu défend certains avantages de l'anarchie, et la compare au capitalisme. Bref, certains passages amènent à réfléchir, et personne ne peut s'en plaindre. (NdA : Tout ça me paraît être juste un ciblage de clientèle, parce que ça m'étonnerait que chez Activision ce soit bourré d'anarchistes et de communistes révlutionnaires...)

Pour ce qui est de la maniabilité, c'est tout à fait respectable. Même si certains combos sont durs à réaliser, l'ensemble reste tout à fait potable. On se fait rapidement la main, et on s'en réjouit. Vous pourrez, au bout d'à peine deux jours de jeu, enchainer Mc Twist sur Indy 900 (tant pis pour ceux qui ne comprennent rien ^^ ). Le BMX s'utilise différemment du skate, mais vous vous retrouverez vite, tellement les commandes sont intuitives.

A vous les joies du bike free-style
A vous les joies du bike free-style

Graphismes : 16,5/20 - C'est assez beau dans l'ensemble. Seuls les personnages sont un peu ratés, et on aurait préféré des sous-titres plus gros...

Son : 19,5/20 - Du punk, du rock ! Pas mal d'artistes inconnus en France, mais dont la musique vaut bien 60 € !

Gameplay : 17/20 - C'est propre. Pas de combinaisons cafouilleuses. Que du bon, je vous dis !

Durée de vie : 18/20 - Plus de soixantes missions, un mode classique avec 60 objectifs, un multijoueur complet, et vous osez encore dire que vous vous ennuyez !

Note finale : 17/20 - Le jeu s'impose non pas par son monopole de la catégorie, mais par un contenu quasi-parfait. La possibilité de faire du BMX est certes un peu futile, mais on retrouve une fraicheur d'antan, un peu oublié.