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GameBoy Advance
Fire Emblem : The Sacred Stones
Test 
Fire Emblem : The Sacred Stones

Sortie Europe : 4 Novembre 2005
Sortie US : 23 Mai 2005
Sortie Japon : 7 Octobre 2004
Classification PEGI :
Développeur : Intelligent Systems
Editeur : Nintendo
Testé par : San
Deuxième jeu Fire Emblem à être lancé hors du Japon, Sacred Stones diffère de son prédécesseur sur plusieurs points. Bien que la mécanique du jeu reste identique (il s'agit d'un Fire Emblem, tout de même!) l'expérience qu'il offre est relativement différente.
Mais avant d'entrer dans les détails, commençons par le début. La cinématique d'ouverture est décevante. Alors que dans le premier, une mise en contexte illustrée servait d'ouverture, on a droit ici qu'à un défilé des quelques rares pièces d'art officielles qui ont été réalisées pour le jeu et des icônes des personnages. Comme introduction, on a déjà vu mieux.
Sacred Stones, comme d'autres titres de la série, offre trois niveaux de difficulté. Le jeu peut donc être apprécié dès le départ autant par les novices que les initiés. En commençant le jeu, on est immédiatement plongé au coeur de l'action : le royaume de Renais est attaqué par son voisin, l'empire de Grado, et le roi Fado, constatant qu'il n'y survivra pas, demande à son général Seth d'emporter la princesse Eirika au royaume de Frelia, allié de Renais. Pendant ce temps, le prince Ephraim, frère jumeau d'Eirika, se trouve à quelque part entre Grado et Renais avec quelques-uns de ses hommes. Ainsi commence Sacred Stones! Et c'est une des particularités de ce jeu. Contrairement à d'autres titres dans la série, l'histoire ne nous est pratiquement pas racontée, on la découvre au fur et à mesure qu'elle se déroule.
Les premiers chapitres se déroulent donc avec Eirika, puis l'histoire nous entraîne du côté d'Ephraim. Les jumeaux sont réunis au chapitre 8, à la fin duquel on doit décider lequel des deux suivre. Peu importe que l'on choisisse l'histoire d'Eirika ou d'Ephraim, tous les personnages recrutés resteront et garderont leur niveau d'expérience et leurs armes.
Bien que le scénario de base soit le même, les deux histoires sont différentes. Eirika passe par le nord, Ephraim par le sud, donc les cartes sont différentes. L'histoire d'Eirika est beaucoup plus étoffée côté scénario, et bien que je déteste ce mot, je dois admettre que son histoire est plus romantique aussi. De plus, on en apprend plus sur les personnages et leur passé. Par exemple, on découvre la véritable identité de Joshua, alors qu'on n'en sait rien si on fait l'histoire d'Ephraim. Par contre, du côté d'Ephraim, on apprend très rapidement ce qui est arrivé au prince Lyon et à l'empire de Grado, tandis qu'on ne le découvre que beaucoup plus tard du côté d'Eirika.
Pour ce qui est de la difficulté, elle se situe à des niveaux différents d'une histoire à l'autre : l'histoire d'Ephraim offre plus d'ennemis à affronter, alors que pour Eirika, la difficulté se retrouve plus au niveau tactique. Ses batailles se déroulent souvent dans des endroits clos, où l'espace est restreint et limite le champ d'action.
Les deux histoires sont complémentaires. Pour bien apprécier le jeu, et pour tout comprendre du scénario, il est important de faire les deux, car chacune a sa part de mystère qui est expliquée dans l'autre.
Côté nouveautés, on ne peut parler de Sacred Stones sans mentionner la carte du monde. Entre les chapitres, il est possible de retourner dans les villages déjà visités pour s'approvisionner chez les marchands. La carte du monde offre également des batailles "Skirmish", auxquelles ont doit participer lorsqu'elles se trouvent sur notre chemin. On peut également y participer entre les chapitres si on désire travailler l'expérience des persos. Ces batailles sont excellentes pour donner un coup de main côté expérience à ceux qui sont plus faibles. Ce sont également d'excellents endroits pour tenter de déclencher les conversations de soutien.
De façon similaire, la Tour de Valni devient accessible assez tôt dans le jeu. Il s'agit d'une tour où on doit réussir la bataille d'un étage avant de passer au suivant, les ennemis devenant graduellement plus difficiles d'un étage à l'autre. Par contre, il est impossible de sauvegarder lorsque l'on se trouve dans la tour, il faut en ressortir.
Les stocks sont également plus faciles à gérer dans Sacred Stones que dans le titre précédent. Les personnages ont accès à l'inventaire dès qu'ils se trouvent à côté d'Ephraim ou d'Eirika. Plus besoin, donc, de traîner et gardienner un Merlinus sur le champ de bataille.
En ce qui concerne les personnages, Sacred Stones ne déroge pas à la règle. Il y a ici tous les modèles typiques que l'on retrouve à chaque jeu. Cette fois-ci, le rôle des chevaliers rouge et vert revient à Kyle et Forde. Ce dernier a la manie de peindre ou dessiner en plein champ de bataille, ce qui exaspère son compagnon au plus haut point! Seth remplit le rôle du puissant, noble, loyal, (insérez un qualificatif ici) paladin tandis que Lyon personnifie la royauté qui a mal tournée. Bref, il s'agit de la recette habituelle, recette dont on raffole.
Pour ce qui est de la musique et des graphismes, il n'y a que peu de différences côté qualité avec le titre précédent. Les couleurs et les possibilités du GBA sont bien exploitées. Par contre, comme j'en faisais mention un peu plus tôt, la cinématique d'introduction n'en est pas une, elle ressemble plutôt à quelque chose qui a été réalisé très rapidement, à la dernière minute. Quant à elle, la musique est peu mémorable. Elle tend plus à se faire oublier dans Sacred Stones, à servir de bruit de fond.
Si on ne s'arrête qu'au chiffre, Sacred Stones semble court avec
seulement 20 chapitres. Par contre, les différentes batailles
auxquelles on doit (ou peut) participer entre les chapitres font en
sorte qu'on y consacre environ le même nombre d'heures qu'au Fire
Emblem précédent. De plus, si on veut connaître tout du scénario, ou
presque, il est essentiel de faire les deux histoires. La durée de vie
du jeu n'est donc pas à questionner.
En conclusion, Sacred Stones est un très bon Fire Emblem qui mérite de l'attention. Ses différences avec le premier titre ne devraient pas vous rebuter. L'expérience de jeu est tout aussi plaisante, et bien que l'histoire se déroule plus rapidement, étant donné le nombre restreint de chapitres, elle n'en est pas moins intéressante.
Graphisme : 18/20
Son : 16/20
Gameplay : 20/20
Durée de vie : 20/20
Note finale :
18/20